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Il y a d’abord ces pages très justes sur le départ du voyageur : « On ne part jamais d’un coup. La cuisine est souvent la dernière pièce qu’on quitte, il y a ensuite le perron, la rue, la ville, la campagne environnante : on est encore chez soi. » « Il est plus long qu’on croit de partir. »

Puis ces pages sur le retour : « Les premier jours après le retour sont une frontière, une ligne de fracture, ou une grève à marée montante. On est là, sur la terre ferme, ayant retrouvé tout ce qui fait notre ordinaire (…) » et les questions sur la pertinence d’écrire le voyage.

Entre les deux ? Entre les deux, se glisse la Corée, pays qui « a parfois un goût de guimauve », croquée en quelques instantanées avec nonchalance et malice par Alain Kewes. Comme une sorte de longue parenthèse légère entre le départ et le retour. C'est la Corée, mais ce pourrait aussi bien être le Groenland ou l'Yonne,tant ce qui importe, au fond, est moins l'éloignement que l'exercice du regard et de la curiosité.

Un livre à lire chez soi, dans son fauteuil préféré, en sirotant un thé ou de « l’orge malté », accompagné d’un chat et de la préface complice de Marcelline Roux.

FG

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